Costa Rica #3: Les Caraïbes

Troisième étape : la côte Caraïbes !

Après être revenue à la capitale, San José, et avoir rendu Jimmy, je suis retournée à l’aéroport pour reprendre un vol interne direction Puerto Limón, contente de remonter dans le petit avion. Sauf que cette fois-ci… orage et pluie au programme ! On est parti avec 2h30 de retard, en attendant que les éclairs cessent, mais par contre, il pleuvait toujours… Haaa le petit avion qui traverse les gros nuages de pluie… comme c’est agréable !

Arrivée à Limon, comme j’ai raté le bus et qu’il commençait à faire nuit, j’ai pris un taxi pour rejoindre mon hôtel à Cahuita.
Comme avec le chauffeur de taxi d’Uvita, on a pu bien parlé, en espagnol, pendant le trajet. Rien de spécial, jusqu’au moment où j’ai voulu dire au taxi que « aujourd’hui j’ai passé ma journée dans les transports : j’ai conduis 3h depuis Monterverde, attendu 3h à l’aéroport à cause de la pluie et 1h d’avion, et maintenant taxi » Sauf que j’ai buté sur le mot « J’ai conduis » donc je lui ai demandé comment on disait « Moi / conduire/ comment tu dis que moi conduire ? »  et le taxi me sortait pleins de mots, mais qui n’avait rien à voir ! Jusqu’au moment, où j’ai compris que j’avais beau répéter 50 fois « Moi / verbe conduire » ce qu’il ne comprenait pas, c’était le concept !
« Tu avais une voiture à Monteverde ? Avec un chauffeur ? toi conduire ? Mais j’ai jamais vu ça » et il était mort de rire (Il a 37 ans…) . Du coup, là, j’ai un flash et je lui dis qu’effectivement j’ai l’impression que tout le monde me regardait quand je conduisais avec Jimmy, … est ce que les femmes conduisent au Costa Rica ? « noon ! C’est les hommes qui conduisent !!!! Mais … tu sais conduire ? tu as une voiture en suisse ? Mais c’est une automatique tu ne sais pas passer les vitesses ? si ?? non !  Je n’y crois pas ! Conduis mon taxi pour voir »
Donc là, je lui sors mon discours d’européenne en mode « Tu sais c’est la même conduite, c’est juste que c’est une femme qui tient le volant, c’est la même chose, y’a rien d’exceptionnel ! »
Mais lui tout ce qu’il a retenu, c’est que si je ne voulais pas conduire le taxi, c’est parce que je mentais, et que je ne savais pas conduire. Donc j’ai demandé si la course était moins cher si je conduisais, vu que je faisais son travail, et on a échangé nos places. Il m’a expliqué qu’il fallait que j’avance le siège et règle les rétroviseurs… il n’y croyait vraiment pas, ça m’a surprise ! J’ai conduis ce qu’il restait jusqu’à l’hôtel, donc 2-3 minutes. Ca m’a valu un High five, un « j’ai jamais vu ça de ma vie ! » et 5 US$ en moins sur ma course 🙂

BREF, me voila arrivée! Les Caraïbes, c’est un peu le Ibiza des moustiques : De la chaleur, de l’humidité ambiante, bref c’est la fête ! 🙂 Je n’ai pas vraiment eu de chance pour ces 3 jours, il a plu quasiment tout le temps, c’est un peu gris sur mes photos

Cahuita et son parc national : Joli petit village, où je suis restée 3 nuits, qui est resté très typique. La principale attraction est son parc national, gratuit, où on peut faire jusqu’à 16 km de randonnée. J’ai profité dès qu’il a arrêté de pleuvoir pour faire 12 km de marche, ce qui m’a permis de voir pas mal d’animaux, et de découvrir pour la première fois les plages sauvages des Caraïbes. J’ai adoré… et la première chose qui m’est venu à l’esprit face à ça, ça a été de me demander comment c’est possible que des villes comme NYC soit sur la même planète que Cahuita… On est a des années lumières de la vie citadine, les gens ici sont comme en autarcie… On a l’impression que rien ne peut atteindre leur petit village et leur rythme de vie. C’est comme si on était dans une bulle, indifférente au reste du monde.

 

La playa Negra : Plage sauvage de sable noir entre Limon et Cahuita.

Porto Viejo : Je n’ai pas pu voir beaucoup de Porto Viejo car il pleuvait des cordes quand j’ai été là-bas. En 30 minutes de bus depuis Cahuita, on arrive dans une petite ville, un peu plus développée que sa voisine, beaucoup plus touristique et dédiée au surf.
J’ai profité de la pluie pour faire le Chocolate tour, proposé par le commerce fairtrade Caribeans, pensant que c’était une activité à l’intérieur. Erreur 🙂 : Sur les 3h de tour, 1h est à l’extérieur pour visiter la production de cacao. Mais du coup, très bien, j’étais la seule inscrite vu qu’il pleuvait, alors Paul le proprio, un américain de chicago expatrié au Costa, a accepté de me faire le tour en mode VIP 🙂 avec parapluie:  C’était une visite géniale, qui donne espoir en le commerce équitable. Paul aurait très bien pu faire partie des producteurs/commerçants mis en avant par le film Demain de Mélanie Laurent. Sans entrer dans les détails, Caribeans est une production de chocolat qui a compris et qui se bat pour que la qualité du cacao des agriculteurs locaux prime avant tout sur la quantité, de manière à produire peu mais bien, ce qui permet aux locaux d’être payés par Caribeans de manière correcte, sans avoir à casser leur prix pour s’aligner au marché international du cacao. Et étant donné le goût de ces cacaos, pures et bien travaillés, pas besoin d’ajouter 60’000 ingrédients pour faire un bon chocolat. On se retrouve avec un produit fini pur, sans additifs et produits chimiques. J’adhère totalement.

PS @aux marti : J’ai demandé à Paul, le chocolat n’a pas de date de péremption : l’aspect blanchi qui peut apparaître avec le temps est juste la graisse du chocolat qui remonte à la surface. Ce n’est pas esthétique, mais aucun risque. Vous pouvez finir les chocolats de Noel sans soucis 🙂

 

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